Résistance en terre mexicaine

Résistance en terre mexicaine
La terre mexicaine poudrière d’une rébellion sousterraine

octobre 19th, 2008

Pour visualiser la militarisation aux Chiapas

Tout pour tous rien pour nous

octobre 18th, 2008

Après la nuit… l’aube.
“La nuit passera,
Ils peuvent cracher les eaux,
Ils peuvent fusiller les moineaux
Ils peuvent brûler les vers
Ils peuvent décapiter les doux iris,
Ils peuvent briser le chant et le jeter dans un marécage,
Mais la nuit passera.”

Manuel Scorza

La nuit du capitalisme, l’aube et l’espoir des peuples

La nuit passsera, l’aube d’une rébellion populaire s’annonce. Le Mexique
vit un moment critique et reflète une crise du système au niveau mondiale
du capitalisme et de ses institutions financière (1). En Palestine (2) le
peuple continue à réclamer leurs droits à l’autodétermination face à
l’occupation militaire d’Israèl. L’Afrique souffrent les affres du
néocolonialisme (3) et des intérêtes des multinationales sur leurs
territoires et leurs ressources naturelles, mais les tam tam de la guerre
gronde dans le mécontentement populaire. Les autorités française non pas
encore réussie à éteindre les flammes du mécontentement populaire des
banlieux face au Sarkosisme et au racisme institutionnelles (4). Le peuple
chinois vivant sous l’autoritarisme d’un système d’exploitation despotique
(5). La guerre continue en Irak et en Afghanistan pour renforcer
l’industrie pétrolière (6). En Amérique latine, la guerre sale des années
60-70 reprend de la vigueur avec l’arrivée de nouvel résistance face au
projet néo-libérale. Même dans les pays sois-disant de gauche, malgré
quelques concessions constitutionnelles, l’économie de marché est roi et
le socialisme se trasnforme en une réthorique à travers le miroir de la
distorsion.

Pendant ce temps le Mexique profond entrevois les premières lueurs de
l’aube, mais l’aube est nuageuse, froide et pluvieuse..

Pendant que les riches et leurs alliés naturelles préparent leurs vestes
de sauvetages pour ne pas se noyer avec le bateaux du capital des États
entier comme Tabasco et le Véracruz sont inondés par les immondices du
changements climatiques. Les professeurs de Morelos se rebelles contre les
ajustement de l’éducation comme l’alliance pour la qualité éducative (6)
et sont réprimés sauvagement par la PFP avec un solde de 49 personnes
arrêtés, 20 blessés. Les membres du Front Populaire pour la défense de la
terre de Atenco sont arrêtés, violant les femmes (30 des 47 femmes
arrêtés), et emprisonnés pour avoir réussie à affronter la dictature du
capital la machette à la main. Actuellement plus de 18 représentant du
FPDT sont prisonniÈRES politiques dont le cas de Ignacio del Valle qui a
pris plus d’une centaine d’année pour avoir défendues sa terre. À Oaxaca
ceux et celles d’en bas se relèvent du conflit de 2006 se réorganisant peu
à peu du conflit sociale de 2006 avec leurs morts, leurs disparues, leurs
prisonniers politiques contre le tyran Ulises Ruiz Ortiz (la section 22
vient de changerde dirigeance et paraît plus combative, l’APPO pour sa
part prépare soncongrès en Novembre) des forces armés rebelles de l’EZLN
et de leurs bases d’appuies dans les communautés zapatiste contre le
paramilitarisme et la militarisation du Chiapas.

Pour sa part Carlos Slim, l’homme le plus du Mexique est en train de
préparer son petit yatch, en créant une banque de prêts pour les pauvres
en Amérique centrales et au Mexique (8) pour ne pas suivre la noyade
collective de la crise économique et de leurs plan de sauvetage avec un
socialisme pour les riches. Si vous doutez de ses intentions charitables
écouter sa réplique à un journaliste qui lui demanda:
-Si vous sacriferiez une journé de salaire pour aider les victimes des
inondations à Tabasco?
Et Carlos Slim qui répondit:
- Non parce que je travail pour mon argent.

Pendant se temps Félipe Calderon clame ses victoires sur le narco
trafiques dans sa propagande officielle, pour recevoir les applaudissement
de l’oncle sam et de ses acolytes pendant que la réalités est tout autre
pour ceux et celles d’en bas (9). Avec la privatisations de PEMEX, la
privatisations de l’éducations, la guerre à la drogue, la répression des
mouvements sociaux et la violations des droits humains, une misère qui
creusent les ventres de ceux et celles qui doivent migrer et passer les
murs du racisme du gouvernements américain et de leurs base d’appuies
réactionnaire du sud, avec la militarisation contròler par les remote
control de la maison blanche de Washington, avec une corruption la plus
élevé en amérique latine.L’extrème droite ecclésiastique infiltre le
pouvoir (à travers des organisations clandestine comme le Yunque ou les
légionnaires du christ) ou à travers les positions officielles de l’opus
dei et du vatican, le féminicide contre les femmes au Mexique (10). Bref
la violence créé par l’État, le capital et ses formes d’autoritarisme
formeront les conditions pour la résistance populaire. Cette résistance
est le produit de la conjoncture actuelle mais elle est avant tout le
processus du développement de la colonisations et du capitalisme en terre
mexicaine

À l’aube la résistance ressurgis après une nuit de plus de 500 ans.

Le livre sacré du Popol Vuh raconte que les plus anciens dieux durent
résister aux attaques et tromperies des grands seigneurs qui gouvernaient
les gens et les terres. Après une tentative de tromperie, les dieux
envoyèrent trois cadeaux aux grands seigneurs pour que ceux-ci prennent
connaissance de la force et du pouvoir des dieux. Ces trois cadeaux
étaient trois belles peaux joliment peintes. Sur une était peint un tigre
puissant, sur l’autre un aigle courageux et sur la troisième il y avait
beaucoup de peintures de bourdons et de guêpes. Les grands seigneurs se
réjouirent beaucoup de ces cadeaux et voulurent vérifier comme était grand
le pouvoir des dieux, ceux qu’ils voulaient tenir sous leur joug, alors,
avec crainte, ils mirent la peau avec le tigre peint et virent que rien ne
se passait et qu’en vérité, la peau avec le tigre peint était très belle.
Le cœur des grands seigneurs se réjouit quand ils virent que le tigre
peint ne leur faisait rien, ils pensèrent que le pouvoir des dieux qu’ils
voulaient asservir n’était pas si grand, alors ils se vêtirent de la
seconde peau, celle à l’aigle peint, et virent que l’aigle ne leur faisait
aucun mal et que la peau de l’aigle brillait beaucoup et leur cœur était
très content, ils se réjouirent de ce que bientôt ils pourraient asservir
ces dieux qui n’étaient pas si puissants puisque leurs peaux peintes ne
leur faisaient aucun mal. Et sans crainte aucune, les seigneurs mirent la
troisième peau, celle ornée de milliers d’abeilles et de bourdons de
diverses couleurs. Et il arriva qu’à ce moment les bourdons et les
abeilles prirent vie et attaquèrent durement les grands seigneurs et
grande était la douleur que les piqûres leur causèrent et les grands
seigneurs se rendirent devant le savoir et le pouvoir des dieux.
Depuis les montagnes du sud est mexicain.
Sous-commandant Insurgé Marcos.
Mexique, mai 1999

Les peuples autochtones ont su résister à la colonisations, au guerre
d’indépendance qui menèrent au capitalisme actuelle, et résiste encore
aujourd’hui aux attaques sauvages du capitalisme. Dans le sud mexicain une
lueur de lumière annonce une aube
qui tarde à venir. L’EZLN est née quelques part dans la jungle Lacandone
du chiapas entre les idéaux du mouvement révolutionnaire marxiste réprimée
durement dans la place de Tlatelolco qui passe à la clandestinité et qui
forma l’ALN (Armé de libération nationale)qui avait plusieurs cellules
clandestine un peu partout au Mexique et leurs rencontre avec le monde
autochtone et leurs cosmovision, ainsi que leurs processus de résistance.

La rencontre entre ces deux mondes: entre celui basé sur la philosophie
d’une guérilla de type marxiste et celles de communauté autochtone mayas
trouve leurs point de rencontre dans un territoire hostile ou les fantômes
de la révolution mexicaine rencontre les esprits surnaturelles de la
spiritualités autochtones. Il faut dire que le Chiapas n’a pas été touché
par la répartition des terres de la réforme agraire promut par la
constitution mexicaine à travers l’article 27 qui à pour slogan de terre
et liberté, rendus populaire au Mexique par le PLM (Parti Libéral
Mexicain) des frères Flores Magon à travers leurs organes de diffusion
Regeneration.
De cette rencontre naîtra un hybride qui se base à la fois sur le savoir
ancestrale autochtones des mayas, du savoir faire des guérillas dans la
guerre de libération nationale contre l’impérialisme, d’un marxisme à
saveur d’altermondialisme. Bref un hybride qui inclut différent monde au
lieu de vouloir être hégémonique, un hybride qui ne prétend pas la prise
du pouvoir comme le révolutionnaire traditionnelle mais au contraire veut
transformer le monde depuis en bas, et cette philosophie s’applique dans
leurs formes de résistances.

Les demandes zapatistes de pain, terres et libertés, d’éducation, de
santé, de justices, de démocratie, d’un toit et de dignité. Une guérilla
qui se base avant tout sur la parole comme armes avant d’utiliser les
fusils. Une armée qui est née pour disparaître. Les demandes seront
appliqués dès le départ dans les territoires libérés et expropriés aux
propriétaires terrien qui étaient les esclavagistes des communautés
autochtones. Après 12 jours de guerres ouvertes contre le gouvernement, la
libération des prisonniers politiques des prisons clandestines, brûlant
les papiers des propriétés de la terres dans les municipalités reprises
par les forces rebelles de l’EZLN dans 8 municipalités dont la capitale de
San Cristobal de las Casas. Le momentum de l’insurrection est très
important puisque il s’agit du 1 janvier 1994, lors de l’entré de l’ALÉNA
par Carlos Salinas de Gortari qui permis ainsi la rentré du Mexique dans
le néolibéralisme, les conditions pour la rentré du Mexique dans l’ALÉNA
était la modification de l’article 27 de la constitution permettant ainsi
la privatisation de la terre.

La terre est devenue contrôler par les communautés zapatistes et leurs
armés rebelles.Dans Ces terres ont applique les accords que le
gouvernement n’a jamais respectés. Commes les accords de San Andrès qui
ouvrent d’autres tranchés dans d’autres communautés autochtones qui
s’identifie avec la lutte des zapatistes. Ces accords revendiquent des
droits d’autodétermination, d’autonomie, de droits culturelles et sur
leurs langues, de droits sur la gestion de leurs ressources naturelles, de
droits sur les télécommunications comme les radios communautaires, sur une
éducation propre aux communautés autochtones, sur le droits à une santé
propres, etc. Et en 1993 avant l’insurrection sous l’initiative des femmes
zapatistes les lois révolutionnaire des femmes en territoire zapatistes

Les zapatistes ont à travers l’appuies internationales et l’autogestion
locales (production de café équitable, de chocolat,l’artisanat, production
agricole, etc.) commencé à développé leurs propres économies pour
renforcer leurs projets sociales et leurs auto gouvernement. L’éducation
autonomes se développes et prend le rythme de l’apprentissage des
communautés, la conscience que les enfants développe est évidente et la
dignité se voit dans ses regards qui brille un avenir. La santé est
urgente puisque la maladie est l’ombre qui suis le quotidien des
populations isolés, marginalisés, sous alimentés. Mes le chemins de la
santé avance puisque l’esclavage à cessez en territoires zapatistes. Les
systèmes de télécommunications de la radio insurgentes développe son
potentielle et son amplitude. Il se développe à travers la voix du
talentueux littéraire surnommé le sous commandant marcos un pont entre le
monde occidentale et la fenêtre des mondes sousterrain des rébellions
autochtones.

Le mouvement à fait des alliés au niveau nationale et à su développer un
mouvement massif d’appui, et maintenant à travers la sixième déclaration
de la jungle Lacandone un mouvement nationale anti capitaliste en 2005

Àl’aube une odeur familière de poudrière monte à l’odorat des guerriers de
l’ombres qui se sont masqués de dignités.

Nous comprenons aussi que pour certains médias nous ne fassions la une que
si on nous tue ou si nous mourons de faim. Mais pour l’heure, nous
préférons que vous restiez sans vos nouvelles brèves tandis que nous, de
notre côté, nous essayons de poursuivre la consolidation de la tentative
civile et pacifique de ce qui s’appelle encore l’Autre Campagne, sans
oublier de nous préparer à résister, seuls, à la reprise des attaques
lancées contre nous, par l’armée, par les diverses polices ou par les
paramilitaires.
Qui a fait la guerre sait reconnaître les chemins qui y préparent et en
annoncent la venue prochaine.
À l’horizon, les signes de guerre sont très nets.
Comme la peur, la guerre a une odeur.
Et aujourd’hui, on commence déjà à sentir son odeur fétide sur nos terres.
Paroles du Sub commandant Marcos porte parole du EZLN, 2007

La situation actuelle est très délicate. Le cercle militaire se referme
lentement sur les 11 municipalités et les 5 caracoles mais la résistance
zapatistes continue

Chronologie du mouvement zapatiste

Chronologie
1994
1er janvier

Hôtel de ville de San Cristóbal de Las Casas (Chiapas) : c’est depuis le
balcon que Marcos lit la célèbre “Déclaration de la Forêt lacandone”, le
1er janvier 1994.
© DR
L’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN, un mouvement jusqu’alors
inconnu), menée par le “sous-commandant” Marcos, se soulève dans le
Chiapas, l’un des États les plus pauvres du Mexique. Elle occupe plusieurs
localités dont la ville de San Cristóbal de Las Casas. Le mouvement met en
avant la défense d’idéaux (liberté, justice, démocratie, etc.) et souligne
la situation qui est celle des Indiens (qui n’ont accès ni à la propriété
de la terre, ni aux soins médicaux, ni au travail, ni à l’éducation,
etc.), notamment dans la Déclaration de la Forêt lacandone.

Cette insurrection se produit le jour même de l’entrée en vigueur de
l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), conclu entre le Canada,
les États-Unis et le Mexique.
1er-12 janvier 1994
Les combats, qui opposent les rebelles et l’armée, font 193 victimes de
source officielle, plus de 400 selon les insurgés. Le 12 janvier, à la
suite des protestations et des critiques formulées par la communauté
internationale, le président Carlos Salinas de Gortari ordonne un
cessez-le-feu.
21 février 1994
Des négociations de paix sont engagées à San Cristóbal de Las Casas, entre
le gouvernement et l’EZLN.
10 juin 1994
L’EZLN rejette les propositions du gouvernement. Les négociations sont
interrompues.
21 juin 1994
Élections générales. Ernesto Zedillo, candidat du Parti révolutionnaire
institutionnel (PRI, au pouvoir depuis 1929) remporte l’élection
présidentielle. Les néo-zapatistes dénoncent la fraude électorale qui,
selon eux, aurait entaché l’élection du gouverneur du Chiapas.
6-7 août 1994
Organisée par l’EZLN, la Convention nationale démocratique (CND) réunit au
Chiapas plus de 6 000 participants pour la plupart venus de l’étranger
(militants associatifs, syndicalistes, intellectuels, etc.). Elle permet
au sous-commandant Marcos de se faire connaître et de présenter ses idées
sur la scène internationale.
24 décembre 1994
Mgr Samuel Ruíz, évêque de San Cristóbal de Las Casas, met en place la
Commission nationale d’intermédiation (CONAI), instance médiatrice
reconnue par le gouvernement, chargée de maintenir le dialogue entre
celui-ci et l’EZLN.
1995-1996
9 février 1995
Le président Zedillo lance des mandats d’arrêt contre les dirigeants de
l’EZLN et révèle l’identité du sous-commandant Marcos : Rafael Sebastian
Guillen Vicente, ancien professeur de philosophie. L’armée pénètre pour la
première fois dans la zone d’influence de la guérilla.
14 mars 1995
Création de la Commission de concorde et de pacification (COCOPA), entité
parlementaire de médiation composée d’élus issus de tous les partis
politiques représentés au Parlement.
27 août 1995
1 million de Mexicains participe à un “référendum” organisé par l’EZLN et
toléré par les autorités. Les revendications néo-zapatistes sont
approuvées à 92 %. De plus, 52 % des participants invitent le mouvement
rebelle à évoluer vers un statut de parti politique.
1er janvier 1996
Formation du Front zapatiste de libération nationale (FZLN), coalition de
“citoyens sans parti” engagée à défendre sur le plan politique les
revendications de l’EZLN.
16 février 1996
L’EZLN et le gouvernement signent les accords de San Andrés Larraínzar sur
les droits et la culture des Indiens. Ce texte reconnaît aux communautés
indiennes le droit à l’autonomie et à l’autodétermination. Cette
reconnaissance suppose une modification de la constitution mexicaine.
27 juillet-3 août 1996
L’EZLN organise une “Rencontre intercontinentale pour l’humanité et contre
le néolibéralisme”. 3 000 sympathisants mexicains et occidentaux se
rendent au Chiapas à son invitation.
1er septembre 1996
Interruption du dialogue entre l’EZLN et le gouvernement. L’EZLN affirme
que le gouvernement n’applique pas les accords de San Andrés. Les
discussions se poursuivent entre l’EZLN et la COCOPA.
Novembre 1996
La COCOPA fait des propositions que l’EZLN accepte mais que le
gouvernement refuse.
1997-1998-1999
11 janvier 1997
Le sous-commandant Marcos rejette les contre-propositions que le
gouvernement a formulées par rapport aux accords de San Andrés. L’EZLN
interrompt les discussions avec la COCOPA.
22 décembre 1997
45 Indiens sont massacrés par un commando paramilitaire lié au PRI (Parti
révolutionnaire institutionnel), dans le village chiapanèque d’Acteal.
7 juin 1998
Démission de Mgr Samuel Ruiz, ce qui entraîne la dissolution de la CONAI.
4 août 1999
Les campements et barrages de l’armée mexicaine, installés en 1995, sont
maintenus autour d’une trentaine de communautés indiennes du Chiapas.
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2000

Le président mexicain Vicente Fox Quesada avec le président Jacques
Chirac, lors d’une visite en France, le 2 octobre 2000.
© F. de La Mure/ Min. des Affaires étrangères Service photographique
2 juillet 2000
Vicente Fox, essentiellement soutenu par le Parti d’action nationale (PAN,
conservateur) remporte l’élection présidentielle.
20 août 2000
Pablo Salazar, candidat du PRD (Parti de la révolution démocratique, allié
au PAN dans le Chiapas), est élu gouverneur du Chiapas contre le candidat
du PRI.
1er décembre 2000
Entrée en fonction de V. Fox. Il ordonne le retrait partiel de l’armée des
zones d’influence de l’EZLN.
5 décembre 2000
Premières mesures du nouveau gouvernement : V. Fox présente au Parlement
un projet de réforme constitutionnelle (qui reprend le texte des accords
de San Andrés et accorde notamment des droits aux peuples indigènes). Le
sous-commandant Marcos renoue le dialogue avec les autorités.
22 décembre 2000
Début d’un processus au cours duquel le gouvernement ferme sept camps
militaires établis au Chiapas et libère des prisonniers néo-zapatistes.
2001
24 février 2001
Le sous-commandant Marcos et vingt-trois chefs de l’EZLN entament une
marche pacifique, ponctuée de réunions publiques, qui doit les mener
depuis le Chiapas jusqu’à Mexico.
11 mars 2001
Les néo-zapatistes reçoivent un accueil triomphal sur la place du Zocalo
de Mexico. L’arrivée du sous-commandant Marcos et de ses compagnons est
saluée par le président V. Fox.
28 mars 2001
La délégation néo-zapatiste intervient devant le Congrès et annonce la
reprise des pourparlers de paix.
1er avril 2001
Le sous-commandant Marcos regagne le Chiapas.
25-28 avril 2001
Le projet de réforme constitutionnelle du 5 décembre est amendé et
approuvé par les deux chambres du Congrès fédéral. Pour entrer en vigueur,
il doit être approuvé par la majorité des Etats de la fédération.
28 avril 2001
Le sous-commandant Marcos rejette le projet de réforme constitutionnelle :
il estime que les amendements limitent les principes d’autonomie et
d’autodétermination contenus dans les accords de San Andrés de 1996.
12 juillet 2001
La majorité requise pour que le projet de réforme puisse être inscrit dans
la Constitution est atteinte après l’adoption du texte par le Congrès de
l’État du Michoacan.

(1)Ce qui s’est produit sur les marchés financiers, ces derniers mois, est
inédit dans l’histoire récente. Les mêmes économistes bourgeois qui,
jusqu’alors, niaient la possibilité d’une récession, parlent désormais de
la crise la plus sérieuse depuis 60 ans. En fait, ils veulent dire 79 ans,
car il n’y avait pas de crise en 1948. Mais les économistes sont des gens
superstitieux, et ils ont peur de mentionner 1929, tout comme les anciens
Israélites avaient peur de mentionner le nom de leur Dieu, de peur que
cela provoque quelque malheur. Ils sont tous inquiets de la « confiance »
dans les marchés, car ils croient tous avec ferveur que c’est la confiance
(ou son absence) qui est la cause réelle de la croissance ou d’une
récession. Or, en réalité, la croissance et la récession s’enracinent dans
les conditions objectives. Les variations du degré de confiance reflètent
les conditions réelles, même s’il est vrai que ces variations peuvent à
leur tour faire partie de ces conditions réelles, en poussant le marché
vers le haut – ou, comme actuellement, vers le bas.
Le Congrès américain hésite face au plan de « sauvetage », et le
Secrétaire au Trésor Henry Paulson – que certains commentateurs
considèrent désormais comme le président de facto des Etats-Unis – enrage.
Pendant ce temps, les bourses mondiales continuent de chuter, et personne
ne peut les arrêter. Un argument est sur toutes les lèvres : « Vous nous
demandez de signer un chèque en blanc de centaines de milliards, sans la
moindre garantie. A part le fait que cela récompensera les banquiers pour
leurs grossières erreurs de gestion, qui dit que cela mettra un terme à la
chute des marchés ? »
C’est une excellente question, à laquelle ni Bush, ni Paulson, ni personne
d’autre n’a de réponse. Il est assez amusant d’entendre ces anciens
avocats du sacro-saint « libre marché » implorer le gouvernement de sauver
le marché de lui-même. Mais ils y sont poussés pas leur propre logique, la
folle logique de l’économie de marché. L’actuelle crise financière, que
les marxistes avaient annoncée de longue date, est la conséquence directe
d’une longue période de spéculation incontrôlée, qui a produit la plus
grande bulle spéculative de l’histoire.

(2)L’Etat israélien empêche l’exercice du droit à l’autodétermination du
peuple palestinien sur les Territoires occupés par Israël depuis la guerre
de 1967, délimités par la ligne d’armistice de 1949 (la ligne verte), qui
comprennent la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Mais c’est
depuis 1948, soit bientôt 60 ans, que la souffrance des Palestiniens
perdure.
Depuis 40 ans, l’Etat israélien entreprend méthodiquement et
minutieusement le grignotage et la désagrégation des Territoires
palestiniens occupés. Ils ne représenteront bientôt plus que 40 % des
territoires occupés en 1967 si Israël mène à terme sa politique de
colonisation et d’annexion.
Depuis 40 ans, l’Etat israélien a annexé Jérusalem-Est pour formellement
l’intégrer à son territoire, tout en multipliant les mesures visant à
modifier les caractéristiques démographiques et le statut de la ville.
Depuis 40 ans, l’Etat israélien confisque et s’approprie les terres
palestiniennes pour l’installation de colonies de peuplement. Aujourd’hui,
ce sont plus de 460 000 colons israéliens qui sont installés dans les
Territoires palestiniens occupés (260 000 en Cisjordanie et 200 000 à
Jérusalem-Est) et qui bénéficient de réseaux routiers et d’infrastructures
construits à l’intérieur des territoires occupés à l’usage exclusif des
colons.

(3)Les anciens États colonisateurs, et d’autres États économiquement
forts, continuent de maintenir leur présence dans les économies des
anciennes colonies, particulièrement pour ce qui concerne les matières
premières. Après un processus accéléré de décolonisation du Congo belge,
la Belgique a continué à contrôler, à travers la Société générale de
Belgique, approximativement 70% de l’économie congolaise. La partie du
pays qui a connu le plus de contestation fut la province de Katanga où
l’Union minière du Haut Katanga, appartenant à cette société, avait le
contrôle sur cette province riche en minéraux et ressources. Après qu’une
tentative de nationaliser l’industrie minière échoua dans les années 60,
celle-ci a été rouverte à l’investissement étranger.
Les critiques du néocolonialisme dépeignent le choix d’accorder ou de
refuser des prêts (en particulier ceux devant financer une dette d’un pays
du tiers monde qui ne pourrait pas être remboursée autrement),
particulièrement par des institutions financières internationales telles
que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, comme une
forme de contrôle décisif. Ils allèguent que, afin de se qualifier pour
ces prêts (aussi bien que pour d’autres formes d’aide économique), des
nations plus faibles sont forcées de prendre des mesures (des ajustements
structuraux) favorables aux intérêts financiers des FMI/BM, mais nuisibles
à leurs propres économies et souvent à leur sécurité, augmentant leur
pauvreté plutôt que de l’alléger.

(4)Les violences ont eu lieu essentiellement dans les quartiers les plus
défavorisés du pays qui concentrent dans de même zones urbaines, taux de
chômage, de délinquance, d’échec scolaire, une grande densité de logements
sociaux, de populations issues de l’immigration. Loin des centre-villes,
des quartiers d’affaire et des quartiers touristiques. Due à la violence
institutionnelle qui continue avec son arrogance raciste comme le montre
son passé coloniale.

(5)Le travail est-il en train de devenir le cheval de Troie d’un nouveau «
péril jaune » ? On peut l’imaginer à la lumière des analyses peignant la
Chine comme l’« atelier du monde », « notre cauchemar » ou… « notre
avenir ». Le « travail chinois » est devenu le sujet de tous les
fantasmes, celui du chômage causé par les délocalisations, celui du retour
à l’« enfer capitaliste » en Chine mais aussi, peut-être, pour l’ensemble
de l’humanité. L’analyse suppose en parallèle l’existence d’un « pouvoir »
globalisé s’exprimant dans l’empire du Milieu sous une forme «
capitalisto-communiste », cumulant régime autoritaire « de gauche » et
exploitation capitaliste.

(6)La guerre entre l’Iran et l’Irak des années 1980 est en partie due à la
volonté de l’Irak de contrôler des ressources frontalières. Les deux
belligérants attaquèrent des tankers dans le Golfe13, et l’US Navy dut
intervenir, lors de l’opération Mante religieuse, sur deux plate-formes
iraniennes. L’invasion du Koweït par l’Irak au début des années 1990 fut
également à l’origine d’une guerre dans laquelle les États-Unis sont
intervenus pour assurer la sécurité de leurs approvisionnements. À cette
occasion, le président Bush père a même proclamé la théorie géopolitique
du Nouvel ordre mondial en septembre 1989; vaincu, l’Irak fut assujetti à
de dures sanctions économiques qui ne furent atténuées que par le
programme “pétrole contre nourriture” . Les États-Unis ont depuis eu une
politique de prépositionnement (cf. infra). L’histoire se répètes un peu
partout dans les pays pétrolier…

(7)Felipe Calderón et Mme Gordillo permettra de modifier le système de
recrutement des enseignants. Ils seront désormais embauchés et promus en
fonction de leur classement à une série de tests réalisés et notés par un
organisme indépendant. Jusque-là, le syndicat des enseignants avaient la
main mise sur l’embauche et la promotion des profs. Aussi l’accord passé
entre le président et la secrétaire du syndicat laisse plus d’un
commentateur mexicain sceptique. Nombre d’entre eux n’arrivent pas à
concevoir que le puissant syndicat accepte de perdre la main sur la
carrière des enseignants. Mais le président mexicain a pour principale
alliée Josefina Vasquez Mota, la ministre de l’éducation en plus de la
pression d’ajustement structurelle promut par le FMI et la Banque
mondiale. Bref le chemin est ouvert à la privatisations de l’éducation au
Mexique.

(8)La fortune de Carlos Slim a fait un bond considérable au cours des deux
dernières années, pour atteindre 67,8 milliards $ US à la fin juin, selon
Sentido Comun, site internet mexicain reconnu pour ses informations et
analyses économiques et financières, qui attribue aujourd’hui à Bill Gates
59,2 milliards $ US.
Face à ceux qui lui reprochent une fortune indécente dans un pays où
vivent 50 millions de pauvres, Carlos Slim souffre d’un déficit d’image.
Il affirme sa nouvelle philosophie.
L’homme qui explique avec luxe de détails comment il a construit sa
fortune en «achetant pendant les périodes de crise», affirme aujourd’hui
que «le meilleur investissement c’est de combattre la pauvreté».
Ce combat «renforce le développement de pays», ajoute-t-il en précisant
qu’il ne faut «pas donner, mais résoudre», avec l’éducation au centre de
la solution.
Bref peut être que Carlos Slim devrait reviser les origines du capital
(9)La concurrence entre les différents trafiquants a entraîné à une guerre
sans merci, un règlement de compte entre les différentes mafias. Depuis le
début de l’année on compte déjà près de 9000 morts. Les corps sont jetés
sur la route ou jetés dans les poubelles, on a découvert récemment 6 corps
décapités enveloppés dans des draps dans la ville de Culiacán au Nord du
pays.
L’enjeu, c’est bien sûr la lutte contre la monopolisation du secteur de la
cocaïne, du et la lutte contre les représailles policières menées par le
gouvernement mexicain. Les violences barbares menées par ces
narcotrafiquants ne font pas exception, plusieurs policiers ont d’ores et
déjà trouvé la mort lors des interventions.
(10) Le féminicide est le génocide contre des femmes et il se produit
quand on porte atteinte à l’intégrité, à la santé, aux libertés et à la
vie des femmes. Dans le féminicide convergent, dans le temps et dans
l’espace, des dommages contre les femmes réalisés par des connaissances et
des inconnus, par des violents, violeurs et assassins, individuels et
groupaux, occasionnels ou professionnels, qui conduisent à la mort cruelle
de certaines des victimes. Les crimes ne sont pas tous arrangés ou
réalisés par des assassins en série : il y en a des sériels et d’autres
individuels, certains sont commis par des connaissances : conjoints,
parents, fiancés, époux, accompagnateurs, famille, visiteurs, collègues et
compagnons de travail ; mais aussi, ils sont perpétrés par des inconnus et
des anonymes, et par des groupes mafieux de délinquants liés à des modes
de vie violents et criminels. Cependant, tous ont en commun de considérer
que les femmes sont utilisables et jetables, qu’on peut les ignorer et les
maltraiter. Et, bien entendu, tous coïncident dans leur infinie cruauté.

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